Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée


Impact de la façon dont on nous voit

Aller en bas

Impact de la façon dont on nous voit

Message par Bleuenn le Mer 16 Oct - 21:28

Vous êtes-vous déjà demandé de manière "neutre" et "scientifique" comment les gens vous voient?
Rappelez-vous le document "Le cerveau et ses automatismes"
http://croiseedeschemins.forumactif.org/t24-articles-et-documents-au-sujet-de-la-solitude#75
"- Nous nous faisons notre première opinion sur une personne en un dixième de seconde! (pas franchement le temps d'avoir une opinion éclairée, n'est-ce pas?)" et comme on le sait, il est difficile de changer d'opinion sur quelqu'un.

Spoiler:
Je ne dis pas que la première rencontre conditionne la suite d'une relation mais elle a un grand rôle dans la suite de la relation: revoir la personne ou non, se rapprocher d'elle, amitié ou éventuelle relation amoureuse/ physique, se livrer à la personne et donc se "rapprocher" d'elle ou rester dans des banalités (et mettre une distance), sympathie ou pas (on peut ne pas sourire ou se sentir mal à l'aise par timidité ce qui peut passer pour du désintérêt, ce qui ne poussera pas l'interlocuteur à faire des efforts).

On peut croiser quelqu'un lui parler et ne pas souhaiter aller plus loin dans la relation, puis la recroiser dans un cadre différent et se découvrir des intérêts communs (discuter avec quelqu'un à un arrêt de bus ou lors d'une sortie ovs, trouver cette personne "coincée" et sans intérêt, puis la recroiser dans une cadre plus détendu et la découvrir sous un autre jour. C'est la même personne; si on ne l'avait pas recroisée, on serait passé à côté d'une personne qui peut nous correspondre!).

Je pense que c'est une des clés de notre solitude, elle englobe toute notre personnalité (communication, habillement...) et influe fortement sur nos relations avec les autres.

Lors de ma session Pôle emploi, on a eu un "exercice" là-dessus (par rapport aux entretiens d'embauche: des personnes en tenues et au physique/ attitude corporelle et expression du visage pas adaptés à l'emploi pour lesquels ils postulent potentiellement).
On devait dire si on l'embauchait ou non à partir de leur photo.

Je pense qu'en prendre conscience et nous analyser froidement peut nous aider.


Dernière édition par Bleuenn le Mer 16 Oct - 21:34, édité 1 fois (Raison : ajout)
avatar
Bleuenn

Messages : 173
Date d'inscription : 23/08/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Impact de la façon dont on nous voit

Message par Bleuenn le Mer 16 Oct - 21:31

Physiquement:
- Taille je suis "petite" (ou pas très grande), très mince, pâle de peau, de petites mains, des doigts fins, il paraît que je fais plus jeune que mon âge> fragilité
- ma voix ne porte pas (déficit respiratoire= poumons qui ne se remplissent pas totalement d'air donc moins d'air à expulser et la voix qui porte moins)> fragilité (les défis m'ont bien aidée, ça va mieux)
- habillement> style classique (jean foncé ou pantalon droit, bottines ou escarpins mais on ne me verra jamais sans talons, tee-shirt uni ou plus féminin (mais qui ne fait pas enfant voire parfois classe), souvent en robe ou jupe (simple mais classe (jupe gitane unie, robe ou jupe courte pour les sorties unies et sobres, beaucoup de robes simples mais "classes" car bien coupées et d'une couleur unie ou avec des motifs féminins et "adultes").
Vestes et manteaux sobres (limite bcbg parfois) et qui vont avec tout. Ca ne fait pas enfant. Toujours un foulard ou une écharpe car j'ai toujours froid au cou (je pense que ça fait bcbg mais tant pis).

Couleurs préférées: rouge, framboise, bordeaux, noir, gris, beige, marron, vert, bleu-vert> couleurs pétantes (dynamisme) et plus sobres (classique, passe-partout)

- Coiffure> en majorité: lâchés, queue de cheval, demie-queue, tresse ou chignon souvent avec un élastique basique ou mes flexi-8 que j'aime d'amour ( http://www.flexi8.com/index.html?id=a7HVuifZ) , parfois des coiffures plus élaborées et accessoirisées (fleurs en tissu, colorées ou autres accessoires "qui brillent") > style classique, chic, limite bcbg.

- Maquillage:
discret mais voyant (pas de couleurs fluos ou autre, mais on voit que je suis maquillée)

- Bijoux
Classique, style parfois un peu ancien, vrais bijoux ou fantaisie, couleur, majoritairement de l'or et des pierres (colorées: ambre et améthyste), des bijoux travaillés (volutes, gravures...) et d'autres plus sobres (simplicité)> classicisme, naturel, raffinement

Caractère/ communication:
- je suis vraiment gentille, compréhensive avec les gens, à l'écoute des autres > impression que l'on peut se servir de moi, que je suis fragile, gentille et que je ne sais pas me défendre (oui, j'essaie de comprendre les gens et j'accepte qu'ils ne soient pas parfaits!)

- j'assume totalement le fait de savoir me débrouiller seule> une femme qui bricole, monte ses meubles, porte des charges lourdes sans demander l'aide de son père, un copain ou son frère! Ces messieurs me font toujours mourir de rire quand je le dis  Rolling Eyes  > je crois que je donne l'impression de... n'avoir besoin de personne! Et ça c'est embêtant!

- J'assume le fait d'être seule en disant que ça ne m'empêche pas de vivre en attendant de trouver les bonnes personnes> est-ce que ça ne donne pas l'impression que je n'ai besoin de personne? Je pense que je dois plus insister sur le fait que j'aimerais trouver quelqu'un qui me corresponde, même si je ne suis pas dépressive de manière générale du fait de ma solitude.

- je rigole souvent et j'essaie de me montrer optimiste> même si je me laisse aller à de la déprime et que je râle quand ça ne va pas, je finis toujours par dire que ça finira par s'arranger et que je trouverai une solution; que si ce sont des soucis d'argent, ce n'est pas grave, ce n'est "que" de l'argent... >  là encore, je pense que ça donne l'image de quelqu'un qui n'a besoin de personne mais aussi que ça peut attirer les gens (surtout les gens fragiles!) qui préfèreront quelqu'un de positif à quelqu'un de négatif.

- Langage: langage correct, peu de gros mots (du moins, j'essaie), phrases complètes, vocabulaire adapté et précis, méconnaissance des termes à la mode (swag par exemple), je dois me retenir pour ne pas utiliser un langage trop soutenu et je ne sais pas si j'y arrive vraiment (je pense dans ma tête un mot du registre soutenu et en dit un normal à la place pour ne pas avoir l'air bizarre), peu d'anglicisme dans la mesure du possible (oui, j'aime notre belle langue et je préfère le terme "aire de stationnement " à "parking" parce que notre langue est assez riche pour exprimer les choses. Mais quand ça fait trop bizarre, j'évite: je dis un parking, un tramway... ; "il faut que j'aille" au lieu d' "il faut que je vais" comme tout le monde!) > pas à la mode, possiblement un peu bcbg

Attitude générale:
toujours droite (je sens des tensions si j'ai le dos rond, merci la danse classique), tête haute, gestes maîtrisés, à l'aise avec son corps> peut-être un air hautain?
___________________________________________________________

En résumé:
On ne garde que les adjectifs qualificatifs!

fragilité,  fragilité, classique, qui ne fait pas enfant voire parfois classe, simple mais classe  avec des motifs féminins et "adultes", sobres (limite bcbg parfois), ça ne fait pas enfant, je pense que ça fait bcbg,  (dynamisme)  (classique, passe-partout),  style classique, chic, limite bcbg, discret mais voyant, Classique, style parfois un peu ancien, classicisme, naturel, raffinement, impression que l'on peut se servir de moi, que je suis fragile, gentille et que je ne sais pas me défendre
j'assume totalement le fait de savoir me débrouiller seule,  je donne l'impression de... n'avoir besoin de personne!,  est-ce que ça ne donne pas l'impression que je n'ai besoin de personne? ,  là encore, je pense que ça donne l'image de quelqu'un qui n'a besoin de personne mais aussi que ça peut attirer les gens (surtout les gens fragiles!) qui préfèreront quelqu'un de positif à quelqu'un de négatif, pas à la mode, possiblement un peu bcbg, peut-être un air hautain?

Résumé du résumé:
fragile > besoin qu'ont les hommes de me protéger
classique, classe, chic> sans doute pour ça que l'on m'a dit souvent que j'ai l'air "inaccessible" et que quand on me connaît, en fait non.  La première fois qu'on m'a dit ça, j'étais comme ça confused .
besoin de personne> c'est pour ça que j'attire les gens fragiles

Solutions envisageables:
air peu accessible: sourire plus du fond du cœur avec les lèvres et les yeux (ça c'est en bonne voie)
avoir l'air fragile et fort à la fois (le pire, c'est que c'est vrai!): aucune idée pour deviner si et quand je dois y faire attention (en "phase de séduction" amicale et amoureuse sans nul doute, pas en temps normal) et comment faire pour rééquilibrer les choses ou le dévoiler à bon escient sans rentrer dans le contrôle total (rester vigilante, c'est tout pour limiter les relations bancales). Je pense que ça fera l'objet d'un défi et que c'est un point central de ma solitude!
avatar
Bleuenn

Messages : 173
Date d'inscription : 23/08/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Impact de la façon dont on nous voit

Message par Bleuenn le Mar 22 Oct - 20:44

Question:
Si vous retirez les bénéfices secondaires d'une relation, quelle en est la conséquence?
Vous avez 4 heures.


Ou comment la perception que les gens ont de nous peut changer...

Réponse:


I- Les gens qui se cherchent des béquilles
1-1- Quand les gens qui se cherchent des béquilles la perdent
Ils partent et en cherchent une autre ou font tout pour la récupérer (apitoiement, menaces, argumentation plus ou moins raisonnée en rapportant les bénéfices que leur apporte cette relation et les choses matérielle qu'ils offrent en échange (oui, ce genre de personne a tendance à monnayer notre compassion: nous inviter à manger, nous rendre des services, nous complimenter excessivement, se montrent généreux financièrement...)).
A aucun moment, ils ne se remettent en cause et ils préfèrent se rabattre (ou du moins le disent) sur les personnes encore dans leur entourage.

1-2- Bénéfices à retirer les béquilles
Ces gens restent attirés par nous mais partent rapidement car on ne peut rien leur apporter dans l'immédiat. Je pense que leur instinct ne les poussera pas à "nourrir" cette relation sur le long terme pour se rabattre sur des personnes à leur écoute dont ils pourront aspirer l'énergie.

II- La gente masculine

2-1- Que cherchent-ils et comment?
Ils cherchent soit à nous prendre notre cœur, soit une relation purement charnelle sous couvert d'amitié.
Ils sont très intéressés par nos relations avec les autres hommes, sont tactiles (mettre le bras autour de l'épaule, proposer des massages, nous effleurer la main sous couvert de sympathie) et souvent vantent leurs qualités.

2-2- Comment les éviter?

Poser la question directement est inutile. Si on est sûr qu'il n'y aura rien, on part même si c'est difficile et plutôt radical!
Dans le doute, faire attention aux tenues qui pourraient alimenter leur espoir (les robes, les jupes, les décolletés même si c'est notre habillement habituel).
Bien leur faire comprendre qu'il n'y a pas de place pour une relation amoureuse: on parle de ses conquêtes, son petit ami, ce jeune homme que l'on a rencontré à telle soirée sans trop en faire.
Traduction: il n'y a pas de place pour toi dans ma vie sur ce plan là. Ils laissent souvent des indices de leur intérêt (ils vantent leurs qualités, demandent si on ne voudrait pas une relation charnelle juste comme ça, ça les embête visiblement que l'on parle d'autres hommes).

Au moindre doute, on fuit!

III- Impact des aspects extérieurs

3-1- Regard des autres sur nous
Bien évidemment, ce ne sont que des hypothèses de travail car d'autres facteurs entrent en jeu (contexte, histoire de l'autre personne...)

Résumé du résumé:
fragile > besoin qu'ont les hommes de me protéger
classique, classe, chic> sans doute pour ça que l'on m'a dit souvent que j'ai l'air "inaccessible" et que quand on me connaît, en fait non. La première fois qu'on m'a dit ça, j'étais comme ça confused .
besoin de personne> c'est pour ça que j'attire les gens fragiles

Ces trois "postes" résument bien mes relations avec les autres ces dernières années: superficielles, béquille ou recherche de bénéfices secondaires.

3-2- Regard sur soi-même

Je crois que le simple fait de refuser définitivement et totalement ce genre de relation sera inconsciemment ressenti par les autres.
Ils ne me percevront plus comme gentille et compréhensive qui leur laissera plusieurs chances mais comme ouverte et prête à se défendre voire partir sans laisser de deuxième chance.

3-3- Impact du retrait des béquilles

On accorde toujours le droit à l'erreur aux gens, on explique toujours comment nous voyons une potentielle relation future avec cette personne, on lui signifie quand elle va trop loin pour qu'elle puisse se corriger et adapter sa façon d'être pour équilibrer la relation des deux côtés peu à peu.

On reste dans le donnant-donnant: service contre service, soutien moral contre soutien moral (mais à petite dose, je crois car j'ai remarqué que le genre de personne qui joue sur la pitié se met vraiment en position de victime pour se faire plaindre).
On reste vigilant si l'autre donne beaucoup plus: j'ai remarqué que ces personnes ont tendance à "acheter" notre relation (donner des choses, payer un verre, inviter à manger, vouloir nous offrir des choses).

La façon dont les gens viennent vers nous en dit long ("je n'ai pas le moral", "je m'ennuie" et non, "j'ai envie de te voir" ou de faire ça avec toi si tu veux bien).

IV- Les gens qui cherchent des bénéfices secondaires
4-1- Comment les reconnaître?
Le souci, c'est qu'ils ne vont pas dire "Je me sens seul", "Je cherche à combler des besoins physiques", "Je traverse une période difficile de ma vie et j'ai besoin d'une épaule".

Je crois qu'il faut faire attention aux relations qui semblent bancales dès le départ quand on le sait: suite à une rupture récente (j'ai perdu mon/ma meilleur/e ami/e ou ma petite amie il y a peu) les personnes ont tendance à se rabattre sur les gens qui les écoutent tant qu'ils en ressentent le besoin. "Je suis hyper timide avec les gens" et du coup, je suis seul (j'ai connu le cas de figure, la personne attendait que je l'aide à grandir et m'a étouffée). Ca dépend de la façon dont la personne présente la chose: victime (cherche un réconfort, une épaule voire une béquille)/ cherche à surmonter activement la chose (se bat et sera potentiellement assez autonome pour ne pas trop s'appuyer sur nous).
Je pense à l'avenir si la personne m'intéresse vraiment, proposer de recontacter la personne plus tard (en prétextant un emploi du temps surchargé, un mois, un mois et demie peut rapidement passer): la personne a évolué et la situation est différente.

4-2- S'en protéger en laissant une chance à la relation
Je pense éviter de trop donner au départ (temps, attention, compréhension) du genre si j'ai vu la personne 4 ou 5 fois, je ne vais pas rentrer trop dans sa vie intime et la laisser se débrouiller seule. J'estime que ce n'est pas le rôle d'une personne que l'on connaît à peine, tout simplement. D'accord pour parler de ses difficultés et comment on s'en sort; pas d'accord pour parler de ses difficultés et rester passif (sous-entendu: "Aide moi!"). C'est le rôle des vrais amis; pas des relations naissantes.
Or j'ai l'immense défaut, d'être "humaine", compréhensive, empathique et attentive aux autres. Trop c'est trop, il me faut garder une distance.

Peut-être dire que l'on voit bien que ça ne va pas en ce moment et lui dire de nous recontacter quand ça va mieux (relation équilibrée). Sous-entendu, j'ai entendu ta détresse mais je ne me sens pas assez proche de toi pour me charger de ce fardeau.

A tester "en vrai" mais je crois que ça peut être un bon point de départ.
avatar
Bleuenn

Messages : 173
Date d'inscription : 23/08/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Impact de la façon dont on nous voit

Message par Bleuenn le Mar 22 Oct - 20:46

Précision:
je ne parle pas de relations amoureuses mais bien des relations d'amitié et des relations amoureuses; bref, des relations en général.

- pourquoi ils me voient comme une "infirmière"?
Je laisse forcément traîner des indices comme quoi, je peux jouer ce rôle. Sauf que si je ne trouve pas quoi, je ne peux pas le corriger, on est d'accord! C'est tout l'objet de ma question!
Parce que dans ma tête, c'est clair et net depuis longtemps: terminé, je refuse tout net ce genre de relations! Mais mon comportement (mes conditionnements, habitudes inconscientes ancrées depuis des années), je ne l'ai pas modifié en conséquence (logique, vu qu'il est inconscient, mon cerveau n'a pas pris conscience qu'il doit changer quelque chose d'inconscient et d'automatique).
Mais si je ne mets pas le doigt dessus, je ne peux pas le changer!

- Comment je reconnais les gens toxiques?
Généralement, je le devine (avant, je tentais quand même; maintenant, je dis "stop" ou si la personne m'intéresse: "fais moi signe quand tu iras mieux et on verra", pas fait pour le moment); mais parfois je ne vois rien pendant plusieurs semaines ou mois, sauf qu'entretemps j'ai des sentiments d'amitié pour eux. J'ai décidé de ne plus m'attacher le temps de bien connaître la personne et j'y parviens pour le moment en espérant que ça dure.

Je suis déjà hyper sélective! Trop sans doute mais tant pis. Et je sais exactement ce que je veux et ce que j'attends d'une relation d'amitié ou amoureuse.
Sauf que quand j’entrouvre enfin ma porte, je me trompe sur les gens. Et je perds du temps et de l'énergie pour rien!

Je crois que je dois apprendre à cacher un peu ma flamme intérieure pour ne la montrer que si l'autre a la même.

Une solution contre les relations toxiques:
regarder les choses objectivement: à chaque fois, j'ai rapidement eu des doutes et senti qu'il avait un souci. Maintenant, j'ai décidé de partir de suite (ne plus laisser quelques semaines "au cas où" comme pour le gars d'ovs à qui j'ai laissé un mois et demie. Concrètement, je n'ai pas perdu de temps car je ne serai pas sortie les fois où l'on s'est vus mais j'aurai économisé de l'essence!)

On applique la règle des D: Doutes mêmes légers= Départ Direct sans Déconner
(donc on n'écoute pas le cerveau qui dit "Laisse lui un peu de temps, dès fois que...", on écoute son instinct. On aura toujours moins mal, au final.)
avatar
Bleuenn

Messages : 173
Date d'inscription : 23/08/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Impact de la façon dont on nous voit

Message par Bleuenn le Ven 25 Oct - 15:56

10 jours plus tard (dans ma tête ça fait un mois, comme quoi le temps passe vite quand on s'occupe)

Physiquement:

- Taille je suis "petite" (ou pas très grande), très mince, pâle de peau, de petites mains, des doigts fins, il paraît que je fais plus jeune que mon âge> fragilité Ca c'est toujours pareil.
- ma voix ne porte pas (déficit respiratoire= poumons qui ne se remplissent pas totalement d'air donc moins d'air à expulser et la voix qui porte moins)> fragilité (les défis m'ont bien aidée, ça va mieux)
Ma voix porte plus (merci les docs que j'ai mis à ce sujet) donc ça va mieux.
- habillement> style classique (jean foncé ou pantalon droit, bottines ou escarpins mais on ne me verra jamais sans talons, tee-shirt uni ou plus féminin (mais qui ne fait pas enfant voire parfois classe), souvent en robe ou jupe (simple mais classe (jupe gitane unie, robe ou jupe courte pour les sorties unies et sobres, beaucoup de robes simples mais "classes" car bien coupées et d'une couleur unie ou avec des motifs féminins et "adultes").
Vestes et manteaux sobres (limite bcbg parfois) et qui vont avec tout. Ca ne fait pas enfant. Toujours un foulard ou une écharpe car j'ai toujours froid au cou (je pense que ça fait bcbg mais tant pis).

Couleurs préférées: rouge, framboise, bordeaux, noir, gris, beige, marron, vert, bleu-vert> couleurs pétantes (dynamisme) et plus sobres (classique, passe-partout)

Toujours pareil mais je compense encore plus avec un large sourire qui vient du cœur pour compenser ce supposé style bcbg donc difficilement accessible

- Coiffure> en majorité: lâchés, queue de cheval, demie-queue, tresse ou chignon souvent avec un élastique basique ou mes flexi-8 que j'aime d'amour ( http://www.flexi8.com/index.html?id=a7HVuifZ) , parfois des coiffures plus élaborées et accessoirisées (fleurs en tissu, colorées ou autres accessoires "qui brillent") > style classique, chic, limite bcbg.
Toujours pareil mais je compense encore plus avec un large sourire qui vient du cœur et je les laisse plus en demi-coiffures pour compenser ce supposé style bcbg donc difficilement accessible

- Maquillage:
discret mais voyant (pas de couleurs fluos ou autre, mais on voit que je suis maquillée)> toujours pareil

- Bijoux
Classique, style parfois un peu ancien, vrais bijoux ou fantaisie, couleur, majoritairement de l'or et des pierres (colorées: ambre et améthyste), des bijoux travaillés (volutes, gravures...) et d'autres plus sobres (simplicité)> classicisme, naturel, raffinement> toujours pareil

Caractère/ communication:
- je suis vraiment gentille, compréhensive avec les gens, à l'écoute des autres > impression que l'on peut se servir de moi, que je suis fragile, gentille et que je ne sais pas me défendre (oui, j'essaie de comprendre les gens et j'accepte qu'ils ne soient pas parfaits!) > je me suis entraînée à avoir un regard nettement plus expressif (s'entraîner à avoir un regard noir, un regard supérieur genre "Tu me fais trop pitié", la prunelle dure ou un sourire qui marque mon dédain) pour casser ça si besoin

- j'assume totalement le fait de savoir me débrouiller seule> une femme qui bricole, monte ses meubles, porte des charges lourdes sans demander l'aide de son père, un copain ou son frère! Ces messieurs me font toujours mourir de rire quand je le dis Rolling Eyes  > je crois que je donne l'impression de... n'avoir besoin de personne! Et ça c'est embêtant! > et bien tant pis pour les petites choses fragiles que sont les hommes, je me débrouille en bricolage mais j'ai besoin d'eux pour autres choses

- J'assume le fait d'être seule en disant que ça ne m'empêche pas de vivre en attendant de trouver les bonnes personnes> est-ce que ça ne donne pas l'impression que je n'ai besoin de personne? Je pense que je dois plus insister sur le fait que j'aimerais trouver quelqu'un qui me corresponde, même si je ne suis pas dépressive de manière générale du fait de ma solitude. > Je pense à l'avenir éviter de trop le revendiquer malgré que ça reste vrai.

- je rigole souvent et j'essaie de me montrer optimiste> même si je me laisse aller à de la déprime et que je râle quand ça ne va pas, je finis toujours par dire que ça finira par s'arranger et que je trouverai une solution; que si ce sont des soucis d'argent, ce n'est pas grave, ce n'est "que" de l'argent... > là encore, je pense que ça donne l'image de quelqu'un qui n'a besoin de personne mais aussi que ça peut attirer les gens (surtout les gens fragiles!) qui préfèreront quelqu'un de positif à quelqu'un de négatif. > je reste globalement optimiste mais je pense laisser transparaître plus mes petites faiblesses, celles qu ne m'empêchent pas d'avancer

- Langage: langage correct, peu de gros mots (du moins, j'essaie), phrases complètes, vocabulaire adapté et précis, méconnaissance des termes à la mode (swag par exemple), je dois me retenir pour ne pas utiliser un langage trop soutenu et je ne sais pas si j'y arrive vraiment (je pense dans ma tête un mot du registre soutenu et en dit un normal à la place pour ne pas avoir l'air bizarre), peu d'anglicisme dans la mesure du possible (oui, j'aime notre belle langue et je préfère le terme "aire de stationnement " à "parking" parce que notre langue est assez riche pour exprimer les choses. Mais quand ça fait trop bizarre, j'évite: je dis un parking, un tramway... ; "il faut que j'aille" au lieu d' "il faut que je vais" comme tout le monde!) > pas à la mode, possiblement un peu bcbg > tant pis, je souris, j'apprends à me montrer plus enjouée et plus vivante dans ma façon de m'exprimer parce que
"Les spécialistes s'accordent sur le fait que 70% du message passe par le relationnel et 30 % par le contenu du message. " http://sftg-sciences-humaines.over-blog.com/article-22162296.html .


Attitude générale:
toujours droite (je sens des tensions si j'ai le dos rond, merci la danse classique), tête haute, gestes maîtrisés, à l'aise avec son corps> peut-être un air hautain? > on compense par le sourire et le regard

Donc oui, ce petit exercice (manquant d'impartialité, mais c'est mieux que rien) n'a pas été vain.
avatar
Bleuenn

Messages : 173
Date d'inscription : 23/08/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Impact de la façon dont on nous voit

Message par Bleuenn le Ven 3 Jan - 11:55

Je l'ai noté dans les défis de cette fin d'année:
"Continuer à m'occuper de moi, moi et moi et remoi pour être bien dans ma peau donc attirer les gens, être encore plus belle, attirante, avoir l'air digne d'intérêt et donner envie aux autres de m'intégrer à leur vie!"

Etre bien dans sa peau, sûr de soi, souriant, prêt à se défendre, c'est bien. Ca se verra si on en est convaincu jusqu'au bout des ongles. Mais ça va passer par l'apparence, encore et toujours les quelques secondes pendant lesquelles la personne va nous juger, nous coller des a priori et décider de la suite à donner à la relation. Fichu nature humaine, je vous jure!!

Les choses qu'il me reste à changer:
- penser à remettre du crayon quand je sais que je vais devoir jouer sur le regard: ça l'accentue! Si on le fait dans un cadre de séduction, ça va marcher aussi pour la conseillère pôle chômage à qui l'on va devoir exposer son point de vue! tongue

- Les vêtements:
je n'ai pas très envie de calculer quels vêtements, je mets pour telle circonstance! Mais je crois que j'ai tort! Un jean reste un jean et je ne le mettrai pas en entretien mais j'ai des pulls qui font plus "enfant" que d'autres (même si, je suis la même!). Pourtant, je fais attention aux tee-shirts mais comme j'ai toujours un pull, il semble plus judicieux de faire d'abord attention aux pulls!
Il n'y a qu'à penser à la différence de perception entre la même femme qui met une mini-jupe, un pantalon droit, une jupe gitane ou un jean délavé! C'est stupide car c'est la même personne mais les gens vont coller des étiquettes dessus: séductrice, professionnelle stricte, baba cool, négligée.

- La coiffure:
Entre un chignon à l'arrache (quoique avec un beau pic, ça peut être classe), des cheveux lâchés et une coiffure plus sophistiquée, ça change tout!
Pareil pour les accessoires: des pics classes et plus girly, enfantins, des pinces "pourries" et des barrettes classes, des chouchous sobres ou à pois/ carreaux, ça ne renvoie pas la même image!

Je le fais pour les entretiens et les soirées, pourquoi pas pour le reste? Je crois qu'il faut que je le garde plus en tête.
Plus j'analyse les relations humaines, plus les gens me fatiguent! Sans rire.
avatar
Bleuenn

Messages : 173
Date d'inscription : 23/08/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Impact de la façon dont on nous voit

Message par Bleuenn le Lun 17 Fév - 5:31

Hier, j'ai mis le doigt sur un souci. Comme tout le monde, j'ai mes coups de mou, je l'exprime parce que ça fait du bien et ça enlève déjà un énorme poids.
Hier, j'ai exprimé ma déception par rapport à quelque chose qui me tenait à coeur et une personne m'a envoyé "chier" comme quoi, je me plains tout le temps. Objectivement, je me plains bien moins que certaines personnes.

Je crois que j'ai l'air forte et que du coup, on m'accorde plus difficilement le droit de me montrer faible de temps en temps. Je vois bien des personnes qui se plaignent bien plus que moi, à qui on ne dit rien.

Sauf que je suis moi: forte et fragile à la fois, forte quand il faut se battre, heureuse quand ça va et la majorité du temps avec le sourire et faible quand ça ne va pas mais je remonte rapidement la pente après avoir exprimé ce qui me fait mal.

Je pense que je vais devoir choisir différemment mes mots pour exprimer ma tristesse. Parce que ça dénote avec mon attitude globale et donc l'image que les gens ont de moi. Plutôt que de laisser mes émotions se déverser, je crois que je vais tenter de dire les choses de manière bien plus posée et intellectualisée.

Mais franchement, c'est quoi cette société qui n'accepte pas qu'on sorte des moules qu'on nous a collé??? La personne qui a l'air forte et optimiste, on l'envoie "chier" au premier mouvement de faiblesse et la personne qui semble fragile et incapable de se défendre, elle on lui la console et on lui accorde le droit d'aller mal???? On va où, là  Question  Question  Question 

Je crois qu'un de mes soucis, c'est que je ne prends pas en compte les moules, les étiquettes qu'on nous colle. Parce que moi, je ne fonctionne pas comme ça! Bien sûr, j'ai une image "préconçue" des gens mais je ne suis pas surprise de voir une grande gueule s'effondrer ou avoir peur d'une araignée. C'est humain!
avatar
Bleuenn

Messages : 173
Date d'inscription : 23/08/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Impact de la façon dont on nous voit

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum