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Le poids de notre passé, des parents toxiques et relations toxiques

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Le poids de notre passé, des parents toxiques et relations toxiques

Message par Admin le Mer 18 Sep - 15:42

J'ai pris conscience au fil du temps que mon passé (mauvaises relations avec mes parents, trahisons d'"amis") avaient un impact sur mes relations avec les autres: peur de la trahison, méfiance, répétitions, perte de confiance en soi...

Venez en parler ici!


Dernière édition par Admin le Ven 1 Nov - 22:49, édité 1 fois (Raison : ajout)
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Re: Le poids de notre passé, des parents toxiques et relations toxiques

Message par Bleuenn le Mer 18 Sep - 16:13

Je résume ma situation: mère castratrice qui a passé sa vie à nous rabaisser, on est "les pires enfants du monde" (bien que l'on n'ai jamais créé de problèmes particuliers), on est "nuls", on ne "sait rien faire" et on va "mal faire" si on essaie (c'est sûr que l'on avance comme ça Rolling Eyes  ). Ses parents sont morts quand elle était jeune, elle a vécu chez sa marraine qui l'a traitée en bonniche (ménage et s'occuper des ses frères plus jeunes).

Mon père est transparent, pour lui, il "faut laisser le passé où il est", il n'a jamais rien dit quand on se prenait des claques ou des "torgnioles" (oui, un 8/20 quand on a 13 de moyenne, c'est le drame...).

J'ai fini par faire table rase du passé, après avoir réfléchi des années dessus dans mes journaux intimes, vu des psy. L'une d'elle m'avait dit que la solution viendrait le "jour où je m'éloignerai de ma mère".
Bref, un jour, j'ai décidé que ce passé n'impacterai pas mon avenir, ne le détruirai pas car c'est injuste. Ca m'a pris des années en travaillant peu à peu sur moi.

Aujourd'hui, j'ai renoncé à mon rêve d'enfant qui ne se réalisera jamais: que ma mère me prenne dans ses bras (je n'ai pas de souvenir qu'elle l'ai fait) et me dise qu'elle m'aime. Je vis mieux depuis que j'ai renoncé à ce que je n'aurais pas pour me concentrer sur ce que j'ai.

Je n'ai pas fait la paix avec mes parents (j'ai essayé de leur en parler mais ils font comme s'ils ne voyaient rien; je laisse tomber, je prends le bon qu'ils me donne et ignore le mauvais) mais j'ai fait la paix avec moi-même. Ca date de quelques années mais depuis j'avance, en paix avec moi-même. Je fais ma vie et j'essaie de rendre mes parents le moins malheureux possible, je leur donne ce qu'ils ne m'ont pas donné et on s'entend mieux, disons que c'est moins pire. J'ignore juste leurs critiques incessantes..."

En mai, j'avais écrit ailleurs:
"Je reviens donner des nouvelles étant donné que je passe par ici... Ca va mieux globalement. J'ai parlé du souci à mots couverts à mes parents, ils sont dans le déni tous les deux, ça ne changera pas, je l'accepte, c'est comme ça, je vis pour moi, point.
Etrangement, ça se passe mieux! Je sais que je n'aurais jamais de complicité avec eux, on est passé de l'entente cordiale à une entente cordiale avec un peu plus d'écoute et d'acceptation de l'autre. Ils ont commencé à "ancrer" le fait que je ne suis pas un prolongement d'eux, ce qui est un pas immense! Ca me va comme ça pour le moment. Je me fiche désormais qu'ils m'approuvent ou non, je n'attends plus rien d'eux donc je ne suis plus déçue.
Si par miracle, mon rêve d'enfant se réalise, ce sera merveilleux mais j'ai totalement écarté cette idée. A un moment, j'ai vraiment senti un mur intérieur s'écrouler et accepté de laisser partir ce passé. Je sais au fond de moi que je n'oublierai pas et que je ne referai pas pareil (ou alors que je ferai le nécessaire) mais je n'ai plus mal.

Du coup, je proscratine un peu moins sur le ménage, étonnamment; je suis mieux, je sens vraiment qu'un mur s'est cassé, je souris plus. J'ai fait un pas immense que je m'étais toujours refusé à faire: accepter d'oublier un jour, tout ça. Bien sûr, ça m'a marquée au fer rouge mais je ne voulais pas refaire pareil un jour à mes enfants. Sauf que j'ai fini par comprendre que non, je ne serai pas comme ça, parce que je m'y refuse justement et que je sais que je ferai le nécessaire le moment venu.

Mes relations avec les autres ont changé également: plus posées, j'ai moins tendance à être "attirée naturellement" par les personnes fragiles, je suis plus méfiante par contre, je me protège un peu plus, je mets un peu plus de distance. Je pense que ça se régulera avec le temps pour atteindre un équilibre.

Depuis, je suis arrivée au point que ça ne m'atteigne presque plus. J'ai renoncé; par moment, ça ressort mais j'ai pris l'habitude "d'être ma propre mère" comme le disait si justement Anne FRANK dans son Journal.
Je fais ma BA (Bonne Action) en allant les voir parce que je sais que je le regretterai quand ils ne seront plus là. Je lis les magazines de mon père, ils me mettent devant un film, je parle aux chats, je vais embêter mon frère qui joue sur son ordinateur en attendant l'heure de partir.
Je fais des efforts de conversation mais de la conversation superficielle car on n'a rien en commun.

Si j'ai un problème, je ne leur en parle pas, jamais ou alors seulement quand je sais que leurs critiques ne me feront plus rien.

Ce qui a commencé à "me sauver", ça a été d'habiter seule (sans mon ex, pervers narcissique et infantilisant).
Pourtant bien qu'ayant beaucoup travaillé dessus, j'ai traîné ça jusqu'à il y a peu, grâce aux bons livres et parce que j'étais prête pour ça!

- Parents toxiques de Susan FORWARD, vraiment bien avec beaucoup de tact et de compréhension, ainsi que des solutions concrètes. 6 €

- Je résiste aux personnalités toxiques (et autres casse-pieds) de Christophe ANDRÉ et MUZO qui décrit bien les différents types de personnes toxiques, comment les reconnaître et comment se comporter avec elles. Un livre très sympa qui dédramatise un peu la chose avec des dessins plein d'humour. (8, 50 €)

- Comment ne pas se gâcher la vie de Stéphanie HAHUSSEAU qui reprend les différents types de personnalités avec des tests pour trouver celle qui nous correspond. Il détaille bien les causes, les conséquences et les manifestations des différents "schémas". Ce qui est bien dans ce livre, c'est qu'il y a beaucoup d'exemples concrets par le biais de témoignages. 17 €

Les erreurs à éviter:

- leur donner du grain à moudre:
je ne leur dis quasiment rien donc ils ne peuvent pas critiquer et me blesser. C'est un peu fuir le problème mais ils ne changeront jamais (sauf miracle) et j'en ai marre de jouer les Don Quichotte!

- oublier que l'on peut les fuir:
Oui (je n'habite pas chez eux donc ça aide et ne dépend pas financièrement d'eux), je peux ne pas les voir ou ne pas répondre au téléphone, claquer la porte s'ils m'embêtent de trop (déjà fait maintes fois) pour rentrer chez moi), raccrocher le téléphone, leur répondre d'arrêter d'un ton sec en menaçant de rentrer chez moi... Oui, on a la liberté de les fuir physiquement.

J'ai écrit ceci ailleurs il y a un an.
Depuis je m'en suis à peu près libérée. Aujourd'hui, je suis rendue à l'étape "Casser le cycle de répétition: je ne suis qu'une béquille pour les autres alors que je suis juste sincère".

Mes mécanismes de défense?

Etudier les mères de mes copines et les mères dans les livres pour savoir ce qu'était une mère et ce que je faisais mal!
Puis, enfin à 7 ans, utiliser la lecture comme un moyen d'évasion, profiter des journées d'école pour être loin d'elle (la boule au ventre en rentrant de l'école, j'ai connu ça toute ma scolarité!), des activités extra-scolaires pour me vider la tête.

A 7 ans, j'ai renfermé tout ma joie, mes espoirs, mes rêves dans une "boîte" inconsciente que j'ai ouvert à 18 ans quand j'ai voulu partir. (pour info, j'ai eu droit au chantage aux études: si tu pars, on ne te paie pas tes études! Je suis restée, je n'avais pas le choix car c'était ma porte de sortie!). Cette boite, je l'ai construite mentalement en diamant (solidité) entourée d'un fin film d'or (la lumière et donc par extension, l'espoir, la victoire, je pense).

Plus âgée, j'ai décrypté tout ça dans mes journaux intimes. Comme Anne FRANK l'écrit dans son Journal, j'ai été ma propre mère.
Oui, je me suis protégée: je me suis consolée, je me suis dit que je m'aimais, que j'étais fière (ou parfois moins fière) de moi, je me suis prise dans mes bras quand j'étais triste ou je me suis consolée dans les bras d'une grosse peluche

(quand ma mamie est morte (elle, elle me donnait de l'amour,sans effusion, je le voyais dans ses yeux; je la voyais peu car elle habitait loin), ma mère m'a dit de ne pas pleurer car j'étais grande. J'ai essayé de faire en sorte qu'elle me prenne dans ses bras, j'aurais voulu que ma mère me console pour une fois. )

J'ai vécu mes deuils seule, tous mes deuils! Ma famille, les amis que j'ai perdu, ma ville natale, mon mariage, mon échec professionnel, les chats qu'on a perdu. Sauf "tu es trop grande pour pleurer", "arrête de pleurer", "c'est mieux ainsi", "si tu avais fait plus d'efforts..." (professionnel et scolaire).
Je voulais juste qu'elle me dise que ça ira, que j'étais assez forte pour m'en sortir.

Oui, un enfant est capable de se défendre plus ou moins bien, s'il est suffisamment fort pour ça, s'il trouve des substituts, s'il arrive à prendre du recul. Malgré tout, j'estime avoir eu de la chance d'avoir une "structure de base" suffisamment solide pour ne pas me retrouver brisée à jamais.

Je n'ai pas appris à exprimer mes sentiments "normalement", donc ça joue forcément!
Quand j'ai réglé enfin mon problème de parents toxiques, j'ai compris que tout était lié... Pour preuve, j'avance enfin et très vite!

Maintenant, il y a d'autres facteurs: événements, rencontres que l'on a fait, environnement culturel...
Forcément, mais comme on a vécu ces choses sur une base pourrie (au sens premier du terme), fragile, on n'a pas toujours réglé ça au mieux: nos mécanismes de défense n'étaient pas optimaux, le manque de confiance en soi ne nous permet pas de nous battre autant que l'on pourrait, on ne sait pas forcément communiquer avec les autres, notre inconscient interfère...

Je n'ai pas appris à exprimer mes sentiments "normalement", donc ça joue forcément sur mes relations avec les autres!
Quand j'ai réglé enfin mon problème de parents toxiques, j'ai compris que tout était lié... Pour preuve, j'avance enfin et très vite!

Maintenant, il y a d'autres facteurs: événements, rencontres que l'on a fait, environnement culturel...
Forcément, mais comme on a vécu ces choses sur une base pourrie (au sens premier du terme), fragile, on n'a pas toujours réglé ça au mieux: nos mécanismes de défense n'étaient pas optimaux, le manque de confiance en soi ne nous permet pas de nous battre autant que l'on pourrait, on ne sait pas forcément communiquer avec les autres, notre inconscient interfère...

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Re: Le poids de notre passé, des parents toxiques et relations toxiques

Message par Paty le Sam 28 Sep - 10:00

Il ne faut pas négliger non plus, l'impact des relations passées qui ont été toxiques: amis qui nous ont trahis ou sont partis sans un "au revoir"...

Ces mauvaises expériences détruisent notre confiance en la vie, les autres et nous-mêmes. Il est difficile de s'en défaire mais je crois de plus en plus qu'il faut faire table rase du passé pour repartir sur une base nette.
Ces gens ne nous méritent pas!

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Re: Le poids de notre passé, des parents toxiques et relations toxiques

Message par Bleuenn le Ven 1 Nov - 22:47

Exactement! Mais c'est long, parce l'on ne sait souvent pas faire autrement et qu'on n'a pas de recul sur la relation.

Je viens enfin de comprendre pourquoi j'attire les gens fragiles depuis l'adolescence. Parce que là, J'EN AI MARRE! Tant que je traînerais ça, je perdrai du temps que je pourrais consacrer à des relations équilibrées (qui marcheront ou pas, autant faire le maximum dès le départ).

A la base, je manquais de confiance en moi, j'avais de profondes blessures. Mon ex meilleure amie avait les mêmes, on se comprenait.
Dix ans ont passé pendant lesquelles j'ai tout fait pour aller mieux et quitter le foyer parental.

Entretemps, arrive mon ex pervers narcissique qui a cassé le peu de confiance en moi que j'avais pu acquérir. Il semble me soutenir au départ puis peu à peu, resserre son emprise sur moi à coups de dévalorisation.
Je m'en libère enfin.

Depuis, j'enchaîne les relations toxiques: je ne suis qu'une béquille.

Pourquoi?? Mais parce que je n'ai connu que ça dans ma vie d'adulte! Comment reconnaître quelque chose que l'on ne connaît pas??? C'est difficile!
Et je suis gentille en ayant l'air gentille et compréhensive, tout ça, tout ça! Je suis un aimant à personnes qui se cherchent des béquilles.

Je crois que la seule chose à faire, c'est de s'affirmer mentalement et auprès des autres (donc dans sa manière de communiquer verbalement et non verbalement), tout en coupant net ce type de relations (les gens ne changent pas sauf s'ils le veulent vraiment!).

La seule façon de repérer les gens normaux que j'ai trouvé, c'est de repérer les indices que les personnes toxiques laissent traîner et qui se cumulent:

- manque de confiance en soi ou situation de fragilité

- elles angoissent dès que l'on "vit" sans elles (crises de jalousie si on sort une soirée sans elles ou veulent venir avec nous Rolling Eyes  , inquiétude démesurée si on ne répond pas à leurs messages, elles posent pleins de questions quand on vit sans elles (là encore trop de questions) ; je crois que c'est par peur que l'on trouve mieux!)

- elles se focalisent sur ce que l'on peut leur apporter plus que sur notre personnalité dans leur discours sur nous et l'avenir de la relation

- quand on parle de l'avenir de la relation, elles s'enthousiasment énormément (trop, avec de grands projets) ou pas assez, se montrent prudentes (forcément, elles ne sont pas sûres de la continuer!)

- le temps: soit elles veulent tout le temps nous voir, soit elles veulent nous voir dans un but précis (ce n'est pas juste un prétexte pour nous voir parce qu'elles nous apprécient et n'osent pas le dire!). Elles expriment peu le simple plaisir de nous voir.

- elles cherchent notre approbation et elles changent d'avis pour se conformer au nôtre (sans débat et argumentation, nuance. Elles n'assument pas leur opinion différente, il n'y a ni débat, ni temps de réflexion comme quoi elles auraient simplement révisé leur position).

Ca vaut ce que ça vaut, ce n'est pas la panacée mais ce sont les points communs que j'ai relevés dans mes relations toxiques.
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Re: Le poids de notre passé, des parents toxiques et relations toxiques

Message par Bleuenn le Dim 3 Nov - 23:29

Un élément de réflexion qui peut toujours donner des idées: depuis que je travaille sur moi pour aller mieux, que j'ai abandonné tout espoir que les choses s'arrangent et que je suis prête à me défendre s'ils me rabaissent ou m'infantilisent, ça se passe presque bien avec mes parents!

Je pense qu'ils doivent sentir inconsciemment qu'ils peuvent vraiment me perdre et que par contrecoup, ils font inconsciemment le nécessaire pour me garder dans leur vie.

Et comme je commence à apprécier es moments passés avec eux (oui, je le dis, je le crie, j'ai apprécié de les voir aujourd'hui! J'ai apprécié de manger avec eux en les aidant à mettre la table, j'ai apprécié de regarder un film avec ma mère et d'aller faire du vélo avec mon père qui a bien voulu m'aider à devenir plus autonome pour la première fois de sa vie, il ne m'a pas infantilisé mais appris à réparer mon vélo!), ils doivent sentir que je suis plus à l'aise avec eux et se sentir plus en sécurité donc ils ont moins besoin de s'accrocher à moi et m'étouffer.

Même si mon père a du mal avec le fait que je veuille être autonome (et ne plus avoir besoin d'eux pour réparer mon vélo! ( j'ai besoin d'eux pour autre chose, genre aller faire du vélo avec lui et pas quelqu'un d'autre)), je lui ai fait comprendre que JE NE LUI LAISSE PAS LE CHOIX!
Ce n'était pas une question: soit c'est lui qui m'apprend à le faire (et on partage quelque chose), soit j'apprendrai autrement (et il aura raté une occasion une fois de plus!).

C'était très clair dans ma tête et c'est ça qui a dû se sentir.

J'ai présenté la chose en disant que j'avais besoin qu'il m'apprenne à le faire et que sinon, je regarderais sur internet ou trouverais quelqu'un pour m'expliquer parce que je devais l'apprendre pour ne pas laisser de nouveau mon vélo au garage plusieurs mois. Il n'y avait pas de conditions, c'était comme ça!

En gros, c'est "Tu combles mes besoins, ce que j'attends de cette relation, que j'exprime de manière claire ou cette relation n'a plus lieu d'être."

A l'écrire, je viens de comprendre que c'est la condition nécessaire à toutes relations, au final et qu'il est inutile de courir après les gens qui n'ont plus besoin de nous pour combler leurs besoins relationnels, ils ne reviendront pas! (comme j'ai fui, le gars du fest noz ovs qui m'a étouffée littéralement parce qu'il attendait trop de moi).

Il faut dire que je suis aujourd'hui dans une phase d'acceptation: je risque fortement de perdre toutes les relations que je vais me faire, à croire que c'est mon destin, il me faut l'accepter et vivre au présent en profitant de chaque instant passé avec la personne sans rien attendre en retour.

Je crois que penser ainsi va me permettre de:
- clôturer les relations toxiques (je donne sans recevoir ce que MOI j'attends de la relation)
- moins m'attacher aux gens et qu'ainsi ils ressentiront moins de pression du point de vue de mes attentes, ce qui va les libérer car mes attentes inconscientes seront moins fortes.
Mais cela va les pousser à me courtiser pour me garder dans leur vie et donc faire des efforts pour me garder, vouloir partager des choses avec moi et s'investir dans la relation, terrain idéal pour nouer de vraies relations durables
- avoir des relations de qualité avec plus de chances de réussite car je serai bien plus sélective, tout en mettant une pression plus forte sur les gens (ils devront faire des efforts pour me garder dans leur vie, je serai moins tolérante et seuls les gens vraiment intéressés par moi resteront).

Je crois qu'au fond, c'est le secret ultime pour éviter ces relations.
"Quel que soit leur comportement, c'est à vous de vous libérer des habitudes destructrices émanant des schémas comportementaux de votre famille."
Épilogue de Parents toxiques de Susan FORWARD
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Re: Le poids de notre passé, des parents toxiques et relations toxiques

Message par Bleuenn le Jeu 7 Nov - 22:36

Il faut le faire pour nous et rien que pour nous! A un moment, on va prendre confiance en nous à force d'aller mieux et les autres, on n'en aura plus rien à faire...parce que la personne importante pour nous (et dont l'avis importe): ce sera nous dont on attendra l'approbation et à qui on voudra plaire; pas aux autres!

Ils auront du mal au début et ils finiront par s'y habituer: imaginez quelqu'un qu'on a toujours connu triste et dépressif, on le voit débarquer un jour comme un boute-en-train, un vrai clown! On ne l'a jamais connu comme ça, notre premier réflexe va être de vouloir retrouver la personne que l'on connu (la zone de confort), c'est humain!
Après, on va réfléchir et finir par se dire que s'il se sent mieux comme ça, c'est finalement une bonne chose.

Mais si on est toxique, on va surtout voir le fait que l'on n'a plus de contrôle sur lui, qu'il s'émancipe et que l'on va "le perdre" car on n'a plus cette emprise sur sa personne.

D'où l'intérêt d'y aller doucement pour ne pas trop heurter les gens et prendre peu à peu confiance en nous. Pour que le jour où ils se rendent compte que l'on est autonome et que l'on commence à être hors de leur emprise, on soit assez fort pour leur échapper parce que c'est le mieux pour nous!
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Re: Le poids de notre passé, des parents toxiques et relations toxiques

Message par Bleuenn le Mar 12 Nov - 17:44

En parler?

Je l'ai fait indirectement en acceptant les bons comportements et refusant les autres (dire que "je m'en fous de ce que tu penses, c'est ma vie." et en être persuadée; dire que "je ne viens pas vous voir pour que vous me critiquiez; si vous ne m'appréciez pas comme je suis, inutile de m'inviter." ; remettre ma sœur en place quand elle me critique "tu es tellement peu sûre de toi/ pas assez adulte pour encore avoir besoin de te persuader que tu es mieux que moi en me critiquant? Sauf que moi, je suis suffisamment bien dans ma peau pour ne pas avoir besoin de me comparer à toi. Tu te rends ridicule avec ta jalousie." dit d'un air dédaigneux et de pitié envers ma sœur qui l'a mal pris "mais euh, tu as vu comme tu me réponds?" (pauvre chérie:roll: ).).
Le tout est d'être droit dans ses bottes quand on rejette ces comportements et solide comme un roc à l'intérieur. Ca calme directement l'autre qui nous voit comme étant inattaquable car il ne voit pas de faiblesse par où nous faire mal.
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Re: Le poids de notre passé, des parents toxiques et relations toxiques

Message par Paty le Ven 15 Nov - 12:22

La confiance en soi est là encore (en plus, d'identifier le souci) un atout parce que si l'on sait dès le départ qu'on ne se laissera pas marcher sur les pieds, ça nous aide à ne pas reculer.

Ou tenter de détourner la chose par l'humour en prenant les remarques à la légère. C'est contourner le problème, certes mais d'un autre côté, la personne verra qu'elle a manqué son but parce que sa remarque ne nous atteint pas!

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Re: Le poids de notre passé, des parents toxiques et relations toxiques

Message par Bleuenn le Sam 14 Déc - 9:27


Vidéo Fred et Marie, violence conjugale

Je retrouve mon ex dans la majorité des cas: la copine qu'il n'aime pas, les vêtements trop sexy (va te faire foutre! Je ne me suis pas laissée faire n'ayant pas de mini jupe et de décolletés plongeants mais bon, ma féminité en a pris un coup! Déjà que mon seul modèle d'une femme adulte, c'étaient les magazines et la télé!), le ménage jamais bien fait (alors qu'il n'en faisait pas une; un exemple, je ne savais pas cuisiner, il n'a jamais voulu m'apprendre, j'avais le droit d'éplucher les légumes et de faire la vaisselle (mal, évidemment!!), il traquait la moindre erreur. Une fois, j'ai voulu faire un fondant au chocolat, je l'ai fait trop cuire ne sachant pas que le cœur ne devait pas trop cuire: quand on ne sait pas, on ne sait pas! Il m'a dit plusieurs fois: Je ne comprends même pas comme tu as eu l'idée de faire un gâteau! (sous-entendu, vu que tu ne sais pas faire) et de critiquer (oui, le dessous était brûlé mais il était très bon, une fois le brûlé retiré. Je n'ai plus jamais rien tenté par la suite malgré l'envie d'apprendre.)), le besoin de se mettre en avant et de s'écouter parler, la dévalorisation...

Parfois, je me dis que si je n'avais pas perdu 7 ans et demie de ma vie avec lui, je n'en serais pas là aujourd'hui. J'aurais sans doute plus confiance en moi, j'aurais sans doute trouvé l'homme de ma vie depuis le temps (j'aurais gagné quelques années), quitté mon ex meilleure amie avant car j'aurais rencontré d'autres personnes étant sortie plus... Mais j'ai appris des choses. Et puis, c'est insidieux: le prince charmant du début glisse peu à peu vers une autre personnalité au fil des années!

C'est pour ça que je fuis comme la peste les relations qui semblent toxiques et que je suis exigeante. Surtout que j'ai longtemps reproduit ce schéma comme je l'ai dit auparavant.


Dernière édition par Bleuenn le Sam 14 Déc - 9:29, édité 1 fois
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Re: Le poids de notre passé, des parents toxiques et relations toxiques

Message par Bleuenn le Sam 14 Déc - 9:28

Ensuite, il a choisi une fille soumise qui a été éduquée à tenir une maison, a un bon diplôme mais n'a jamais travaillé de sa vie et a été éduquée à dire amen aux hommes, tout en ne sortant pas (pourquoi faire??) et si elle sort être bien rentrée à 18 h 30 (oui, oui, au bout de quelques années, il m'a piqué sa crise pour que je ne rentre pas trop tard! Il ne sortait pas beaucoup mais bon. J'ai réussi à négocier de rentrer pour 20 h 00 mais j'avais l'intention de repousser progressivement la limite, en l'habituant peu à peu à me faire confiance).

Le fondant au chocolat, j'en aurais rigolé gentillement en trouvant ça gentil dans l'intention et en proposant de le refaire à deux (moment de complicité).

Bien sûr que ça vient de nous! Parce qu'on a accepté au lieu d'exiger d'être aimé pour nous (ce qui n'exclut ni les compromis, ni de s'améliorer).

Le problème, c'est que quand on est dedans, on manque de recul. Quand on voit la vidéo, on se dit qu'elle est "conne" de supporter un gars comme ça!
Par contre, ce que je n'accepterai jamais (il ne faut jamais dire jamais), c'est la violence physique. Il a levé une fois la main sur moi, j'ai bien cru que ça allait partir, je l'ai regardé droit dans les yeux en étant très sûre de moi "Tu me touches, je pars et je porte plainte."
Il y a "juste" eu une fois où il m'a agrippée par le bras et où j'ai eu des bleus (pourtant, il n'a pas serré hyper fort, mais j'ai la peau blanche donc ça se voit bien).

Après, ça rentrait dans la définition des violences conjugales car c'était de la violence psychologique.
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Re: Le poids de notre passé, des parents toxiques et relations toxiques

Message par Bleuenn le Sam 14 Déc - 9:46



Marie et Fred, la suite. Ou comme il est difficile de partir.
Attention dévoile la fin!:
On admirera le ton gentil quand Fred vient voir Marie  Rolling Eyes et la pousse de cheveux à la fin donc le temps qu'elle a mis pour en sortir.
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Re: Le poids de notre passé, des parents toxiques et relations toxiques

Message par Paty le Lun 16 Déc - 10:23

Le problème des relations toxiques, c'est qu'on les vit de l'intérieur: on n'a pas de recul, on ne s'en rend pas compte de suite. Or pendant ce temps, les sentiments pour la personne peuvent grandir.
Jusqu'au jour où ça va trop loin, mais il est déjà trop tard!

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Re: Le poids de notre passé, des parents toxiques et relations toxiques

Message par Bleuenn le Ven 27 Déc - 8:06

J'ai observé le jeu des relations toxiques à noël et... ça m'a fait rire tellement je trouve pathétique de gaspiller son énergie à ça (on pourrait en faire tellement d'autres choses!!): ma sœur qui continue à me "chercher" et qui enrage parce que je l'ignore. Elle ne me parle plus trop de mon ex (plus de 6 mois après la rupture. C'est un deuil difficile si en plus, une c... en rajoute une couche, ça ne fait que l'alimenter) depuis que j'ai inventé un pseudo jeune homme qui me plaît. Mais cette connasse continue à y faire allusion! Si ça l'amuse, je m'en fous, j'aurais mal jusqu'au jour où il sera plus qu'un rêve avorté, elle sera toujours aussi mal dans sa peau et se trouvera d'autres piques à me lancer pour se prouver qu'elle vaut quelque chose; mais moi, je serai déjà bien loin de tout ça, bien dans ma peau contrairement à elle.

La bonne surprise, ce sont mes parents. Ca va à peu près depuis que j'ai décidé en mon fort intérieur que si ça ne s'arrangeait pas, ils iraient voir ailleurs si j'y suis.
Je crois qu'il faut accepter qu'une relation toxique le restera quoi que l'on fasse. En tous cas, moi, j'en suis là, je n'attends rien des gens toxiques ou indifférents.
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Re: Le poids de notre passé, des parents toxiques et relations toxiques

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